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2017 la France des réformes attendues: Etat, Education, Santé,... quelques paragraphes de constat, suivis de quelques paragraphes de réformes. A la fois mémorandum et version de travail, mais toujours rédigé avec le souci de changer ce qui peut l'être, notamment, et avec force, pour la jeunesse. Le livre est édité par Edilivre. Une version électronique est à 1,99€ sur le site de l'éditeur; la version papier est à 9,00€. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog, ou à mécrire à f.achaisse@free.fr

De citoyens multipolaires

Il est reconnu que notre monde est devenu multipolaire – il l'a toujours été en fait mais beaucoup plus confidentiellement, et on ne le savait pas… -, c'est à dire ouvert, avec des collaborations, des échanges, et des intérêts croisés entre les peuples.

Les témoignages en sont très clairs sous deux aspects importants: le commerce et le mélange des populations.

Pour ce qui est du commerce, et c'est en ce sens que le monde était multipolaire depuis déjà très longtemps, depuis Marco Polo - et même avant! -, celui-ci ayant été parmi les premiers à ouvrir les frontières, et même à passer à travers des frontières fermées, pour que des peuples s'échangent leurs productions.

On dénie assez de nos jours les effets d'un commerce trop multipolaire, avec la mondialisation, qui a déséquilibré les productions locales par son extension rapide en volume, et au-delà des peuples avec le même niveau de vie, donc mettant en compétition défavorable certaines de celles-ci.

Mais cet aspect sera beaucoup mieux étudié par les économistes, ce n'est donc pas le sujet de cet article.

Concernant le mélange des populations, il est la conséquence de plusieurs réalités historiques : les guerres,le colonialisme, l'esclavagisme, les famines, les catastrophes climatiques, mais aussi, le suivi des grandes routes commerciales, l'attrait exercé par des pays plus riches,…

Aujourd'hui, où en est-on de ce mélange, de ces mélanges pour être plus précis ?

D'abord au niveau collectif : si l'on gratte bien dans la généalogie des familles, on peut parier que l'un(e) ou l'autre d'entre nous aura quelques ancêtres non issus de la population autochtone

Ensuite au niveau personnel : savoir que l'on est certainement issu d'un certain mélange social à un moment de l'histoire de sa famille, et même si ce n'est pas le cas, ou qu'on ne le sait pas, que dans la majorité des familles autour de soi, ça l'est, apporte à la fois de la perplexité et au moins un fond de curiosité ; concernant la perplexité, elle ouvre au questionnement sur ses racines - et celles des autres -, sur la solidité de celles-ci, sur son attachement à un territoire, à une région, à une nation ; concernant la curiosité, le « tiens comment ça aurait été si j'étais né(e) ailleurs, chez le « grand-père » ou la « grand-mère »,… ?», est une question que chacun d'entre nous a pu se poser un jour ou l'autre.

Mais c'est l'expansion des médias d'information, et bien sûr l'extraordinaire apport d'Internet, qui a permis à presque tout le monde – et pas seulement aux fouineurs, amateurs des bibliothèques - de se poser ces questions de perplexité et de curiosité, et d'en découvrir certaines réponses adaptées.

Les questions m'apparaissent toutefois d'un intérêt particulier pour le sujet de cet article : en effet chez tout un chacun s'est donc développé le sentiment de ne pas seulement appartenir à sa nation, mais aussi d'être souvent le rejeton de quelque chose de beaucoup plus vaste, d'une population non limitée à ses frontières, d'un monde multipolaire.

Parfois aussi la peur de cet inconnu, favorise la reculade, la recherche d'un « abri » dans la consolidation de là où l'on vit, et ce de façon majoritaire ou exclusive - ce qui n'est en aucun cas critiquable bien sûr  - ; parfois, et c'est l'autre extrême, certains partent découvrir le monde et même s'expatrient.

La conscience d'être de sa nation et en même temps d'être issu d'un monde multipolaire, ou que celui-ci existe largement autour de soi, n'est pas sans influence aussi sur la fonction citoyenne de chacun – voir le livre pour la fonction citoyenne - ; elle redéfinit de fait les contours de notre vision politique de ce qu'est notre nation, notamment les raisons de ses structures fondamentales, de ses codes, de ses lois, mais aussi, et paradoxalement, du moins en apparence, elle empêche tout cloisonnement de pensée , toute appartenance démesurée d'appartenir à un clan figé.

Cet équilibre permanent de la conscience citoyenne est une richesse ; elle dégage tout un chacun d'un esprit de « partisianisme » politique, tout en apportant la liberté d'innover, d'imaginer ce qui permet une nation plus forte.

En cela, l'appartenance à tel ou tel parti politique n'est plus adaptée aux gens du monde tel qu'il est devenu, un monde multipolaire aussi dans la conscience individuelle.

 

De citoyens multipolaires

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