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2017 la France des réformes attendues: Etat, Education, Santé,... quelques paragraphes de constat, suivis de quelques paragraphes de réformes. A la fois mémorandum et version de travail, mais toujours rédigé avec le souci de changer ce qui peut l'être, notamment, et avec force, pour la jeunesse. Le livre est édité par Edilivre. Une version électronique est à 1,99€ sur le site de l'éditeur; la version papier est à 9,00€. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog, ou à mécrire à f.achaisse@free.fr

Des difficultés structurelles de la démocratie représentative

 

On l'a vu dans le passé, et on est en train de nouveau d'y assister, il est difficile de choisir une personne pour un poste politique. Ceci est d'autant plus vrai lorsque l'on n'est pas militant d'un parti politique – car même les militants sont soumis à des hésitations lorsqu'il y a des primaires de leur parti, ou lorsque des membres de leur parti sont en compétition directe lors des élections.

Que demande-t-on en fait au citoyen lors d'élections, et de quelles ressources dispose-t-il pour choisir ?

Eh bien, si on se détache de tout aspect partisan, il est tout simplement demandé au citoyen de choisir la personne qui convient le mieux au poste à pourvoir … et ce n'est bien sûr pas une mince affaire, car elle sous-entend celle qui va être la mieux à même de gérer la fonction.

Et les ressources du citoyen pour y arriver sont pour une part objectives et pour une part subjectives.

Concernant la part objective, elle s'appuie sur ce que le candidat a déjà fait, s'il a déjà eu un poste à responsabilité politique, a-t-il réussi dans les objectifs attachés à cette responsabilité ? A-t-il montré des compétences particulières qui ont même pu dépasser en plus-value ces objectifs ?… tout cela est somme toute assez simple à vérifier ; il suffit, par exemple pour des postes du pouvoir central attachés aux finances publiques, ou les recouvrant, de regarder le budget de l’État, le niveau du chômage, le commerce extérieur, … pour se faire une idée précise.

Si le candidat n'a pas eu de responsabilité politique, on regarde généralement attentivement ce qu'il a fait dans son passé, quelles ont été ses études, et s'il a eu des postes à responsabilité ; pour se fixer sur la réussite ou non dans ces postes, il est généralement scruté l'état de la richesse actuelle du candidat; c'est une façon très américaine, mais elle est de plus en plus pratiquée, sans nécessairement le dire, notamment pour tous ceux qui ont été entrepreneurs, professions libérales,... en ce qui concerne les cadres d'entreprise, il y a une appréciation directe sur l'état de l'entreprise avant et après le poste occupé.  

Pour ce qui est du côté subjectif, il y a beaucoup de facettes : Que se propose le candidat de faire dans sa future action potentielle ? Aura-t-il la force personnelle d'y arriver ? Sur quels soutiens pourra-t-il compter ? Changera-t-il de direction par rapport à ses engagements ? Dans quel cas ? … et le lecteur pourra certainement trouver d'autres questions à mettre sur le plan des choix subjectifs.

Mais ad finem, on se rend bien compte que le poids du subjectif conditionne fortement la capacité du citoyen à choisir le candidat idéal ; en d'autres termes qu'on est vraiment pas en mesure d'être certain de pouvoir faire un bon choix.

Dans ces conditions il faudrait pouvoir contrôler après élection que le choix fait a été correct, que l'élu correspond objectivement et subjectivement à ce qu'il présentait comme caractéristiques avant et pendant l'élection… et pouvoir annuler un choix, s'il s'avère non conforme.

Cela s'appelle le pouvoir citoyen – lire mon livre, maquette ci-attachée - , et hélas il n'existe pas dans notre pays ; seuls les médias, qui font ce qu'ils peuvent, apportent des informations après les élections; mais cela n'influence évidemment que les élections… futures !

Des difficultés structurelles de la démocratie représentative

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