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2017 la France des réformes attendues: Etat, Education, Santé,... quelques paragraphes de constat, suivis de quelques paragraphes de réformes. A la fois mémorandum et version de travail, mais toujours rédigé avec le souci de changer ce qui peut l'être, notamment, et avec force, pour la jeunesse. Le livre est édité par Edilivre. Une version électronique est à 1,99€ sur le site de l'éditeur; la version papier est à 9,00€. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog, ou à mécrire à f.achaisse@free.fr

Et après...

La politique d'un Etat devrait être essentiellement ethnocentrique, dans ce sens où elle devrait ramener à elle quasi tous les membres de la population de l’État dont elle s'occupe, donc dans toutes leurs valeurs sociales et culturelles, et concevoir ses pratiques à travers l'entièreté de celles-ci .

Il s'agit bien sûr uniquement d'un ethnocentrisme porteur de valeurs d'unité nationale, n'ayant rien à voir avec l'ethnocentrisme réducteur, xénophobe ou raciste de rejet des valeurs des autres sociétés. En ce moment on parle beaucoup d'identité nationale, mais cette recherche identitaire repose en fait sur un large fondement ethnologique qu'il faut d'abord avoir pris le temps de reconnaître.

Cependant, il est facile de constater que la politique actuelle est en réalité ethnocentrique à minima, puisque la reconnaissance est essentiellement partisane, et que seuls les élus – bien sûr – et les militants des partis politiques sont réellement acteurs dans ses pratiques ; les autres n'adhèrent pas nécessairement, mais ils peuvent temporairement participer, ou devoir accepter ou subir.

Cela ouvre à plusieurs questions :

- est-il toujours bien fondé de parler de la nécessité d'un ethnocentrisme politique ?

- pourquoi l'ethnocentrisme qui fonctionne à minima ne s'est-il pas encore cassé la figure ?

Pour répondre à la première question, il faut rappeler que même les sociétés primitives ne pouvaient pas fonctionner sans la cohésion du groupe, de la tribu, de la peuplade,… ce qui était plus facile que maintenant vu le nombre d'individus, mais la nature obligatoire de la cohésion, donc de la qualité de l'ethnocentrisme, était déjà requise ; à notre époque, où on parle bêtement d'élites, la cohésion est plus imposée, ou tendanciellement imposée, par ceux qui s'en disent, que partagée par tout le peuple ; c'est un problème lié au système des partis, qui a remplacé l'ethnocentrisme de la population dans son entièreté, par un ethnocentrisme morcelé en autant de groupes de population qu'il y a de structures partisanes, et, hors de celles-ci, en autant de communautés significativement importantes dans notre population; bien sûr il y a des recoupements, des ajustements, mais ce sont des phénomènes marginaux qui ne permettent pas d'éviter l'éclatement ; si on analyse le bilan des politiques menées depuis des décennies, liées à cet ethnocentrisme morcelé , on peut se rendre compte de son échec, à l'image de la situation du pays : dette monstrueuse et toujours en expansion, chômage de millions de gens, fracture sociale avec la communauté musulmane, … ; le mouvement En Marche dans l'élection présidentielle actuelle a fait un effort certain pour mettre fin à cette logique d'éclatement et d'ethnocentrisme partisan en se disant d'aucun parti - mais son impact sur le plan communautaire semble très faible, et c'est une grosse lacune dans la société composite française - ; on verra ce qu'il en est de cet effort, en analysant l'évolution de la situation dans les prochains mois, on peut à ce stade seulement espérer qu'un ethnocentrisme unitaire solide est né si on veut que la politique liée soit représentative et efficace.

Le deuxième aspect consacré à la subsistance depuis des années de la politique historique liée à cet ethnocentrisme morcelé, tient surtout à des facteurs de blocage et à la lenteur du changement social en France ; mais la pression citoyenne qui déborde de partout – journaux, réseaux sociaux, blogs et sites Internet, … - bouscule la politique traditionnelle ; l'élection présidentielle actuelle avec son effort d'ethnocentrisme unitaire, est l'illustration en phase 1 de la mutation politique ; cependant, il est prévisible que la démocratie participative, liée naturellement à l'ethnocentrisme politique le plus large, mais peu apparente dans le programme d' En Marche', sera sûrement la phase deux de cette mutation dans les années à venir.

Et après...

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